Je vais vous dire moi
En instance de mort
Ce que c’est qu’une vie
Un moment difficile Quand vient le sentiment
Dans nos gorges profondes
Une suite d’instants de notes paraboles
Qui ne figurent pas Dans l’opéra final
Nous avons tous chanté l’hymne primordial
Sans partition en main juste en improvisant
Sur le malentendu d’une histoire d’amour
Et nous fourmis d’action nous travaillons
Pour rien dans cette vie sans nous
Donc passons calmement ce trou de morte vie
A qui rira dernier qui souffrira premier
Car rien n’est permanent sauf notre impermanence
Je vous aime .
Marine 7 novembre 2019
N’oubliez pas : improvisez .
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Le présent texte est protégé au titre des dispositions du Code français de la propriété intellectuelle, notamment de l'article L112-1 dudit Code. Toute violation des droits qui en découlent est susceptible de faire l'objet de poursuites.
Diplo mon diplômé fort en forfanterie
Docus de son état fut fort marri marri
Car lui ne se prend pas pour asinus
Fricat et n’use de sa ruse
Que dans les buis de la pampa
Où il arrose de son grand col vitré
La passerose et le benjoin qui poussent
En ces contrées où il n’y a pas de foin
Adonc depuis ce jour de tempête crânienne
Il est tout mou tout chose
Comme un nounours en crise
Je n’ose lui donner à cueillir
Le muguet ou quelque autre virose
Je vais donc l’emmener voir le docteur Petiot
Un psychotique aigu qui sait guérir ces choses
Je lui mets son collier de roses
Et nous voilà partis chevauchant de concert
Dans les sites pétrés de poétique prose
Je ne sais où je vais je suis partie trop vite
Ai-je perdu la rose orientaliste
L’aurore bordélique
Boussole sémantique
Le compas éthylique
Je suis déconnectée
J’ai franchi l’équateur
Il fait plus frais on dort à l’aventure
On ira se baigner dans la mangrove obscure
Où les crocodiliens bouffent tout ce qui passe
Ah venir à cet âge et voir enfin le monde
Ah benedicite enfin on va manger
On cueille des asperges et des ratons lavés
On tue des cèpes blonds et des fleurs de cactées
Et on mitonne au soleil sur le capot de
ma cafetière
Hum que c’est bon
Déjà les conifères confèrent en rond
Diplo qui se sent mieux bande un peu sa carcasse
Et récite Pluton vaut mieux tard que jamais
Le griot du coin a dit je m’escagasse
Et ce vieux trublion me pique mon latin
On va un peu plus loin
Les scorpions ont battu les sargasses
Vite prenons le train et rentrons à Créteil
3nov19
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Elle a trop de soucis dans ses rêves nocturnes
Des voix des visages qui parlent et ne sont plus
Alors comment pourrais-je dit-elle en s’éveillant
Pour la énième fois je suis seule et il pleut
Et l’obscur parapluie du ciel noir sur ses yeux
Dit oui c’est bien fini c’est ici que tu pars
Vers l’envers de la terre où tu n’auras plus mal
Des femmes geignent au fond des lits des couloirs
Verts de gris s’étirent sous plafond
Elle ne respire pas elle crie personne ne l’entend
Seigneur emporte-moi vers le sommeil final
Je ne sers plus à rien je veux servir ailleurs
Aux anges chérubins dont nous a parlé James
A la petite fille qui n’est pas née encore
A ceux qui sont partis sans voir de quel amour
Je n’osais leur parler maman repose-toi
A ceux qu’elle a perdus sur son chemin tout noir
Je veux mourir toujours sauter dans le trépas
Danser avec la faux qui tranche les visages
Je ne peux plus rester inutile et sauvage
Je veux des enfants morts bercer entre mes bras
Enfants venez à moi je vous dirai pourquoi .
Marine 2h dans la nuit du deux novembre 2019
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Les cendres du fortuné défunt fumaient
Dans le capharnaüm de sa pharmacopée
Il brûlait de savoir si en mettant le feu
Il aurait des tisons pour allumer sa muse
Mais le papier prit feu au fond de sa baignoire
Où flottaient les épaves de son érudition
Les paquebots éteints des oeuvres commencées
Le livre est un bateau lancé dans les étoiles
Mais le sien n’avait pas les ailes de l’azur
Il opta donc pour un autodafé de lui-même
Et de ses oeuvres vives et non ignifugées
Il ajouta du whisky du white spirit of St louis
Du cherry de la fine et la fée verte des marins
Et se fit macérer avec des cerisettes
Des vapeurs d’encensoirs et des sonnets sans fin
Il prit une allumette et en gratta le bout
Sur l’éponge émeri de l’émail de cuvette
Il vit enfin flamber son nom dans les flammèches
Et voler les lais les odelettes au vent mauvais
Comme disait Verlaine à la pipelette en veine
Le voisin affolé qui ahanait sur le palier
Ouvrit les contrevents frappa à son encontre
Mais l’autre avait déjà bu son bulletin de honte
Et les soldats du feu avec la grande échelle
Entrèrent par le chien assis sur le faîtage
Et de leur longue lance aspergent le carnage
Dans ses yeux de bouillon verdi de la baignoire
On vit luire posthume l’éclat de la victime
Et on lui décerna le prix Eugène Sue
Quand on sut qu’il avait sué sur son intime
Ainsi sachez obscurs scribistes
Qu’il est onze heures
L’heure du bouillon .
2 novembre 2019
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Demain c’est la saint Défunt
Un joli nom si on dit bien
Le fémimin c’est la défune
Moi je sais qu’en pataï
On disait lou défu
Et j’allais avec mon père
Croque-mort habiller le défu
Il était sur la table de la cuisine
Souvent en tenue de bouvier
Ça serait arrivé par hasard
Il serait tombé du char
On buvait un coup avec lui
On l’ondoyait avec la gnôle
Et l’ail de la casserole
A la tienne défu on disait
On sortait le costume du mariage
Avec une fleur au bouton
Un peu mité sous naphtaline
On lui mettait l’oignon dans le gousset
Les lunettes à double foyer
La veuve comptait déjà
Le pacson sous le matelas
Puis on rentrait à la maison
La mère reniflait la mort
J’allais sonner la cloche
Servir la messe
Chanter le de profundis
Un jour au cimetière
Mon frère est tombé dans le trou
Et la croix lui est tombée dessus
Il a dit moi je fais pas ça
Et il est parti boulanger
Voilà
Les femmes sont rentrées chez elles
En parlant du prix des couronnes
Et de la concession
Du Père Pituiteux .
1° novembre 2019
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Tu t’es d’abord chargée
Des pierres de ta monomanie
Une enfance mortuaire des hupomnêmata
Otium otiosum
Avant de monter à la tour
Où tu retrouvas Sophrosyne
En speculator des parapluies psychostatiques
Qui ondulaient écrivant que tu écrivais
Ce que je fais moi-même
Pour nuire à la folie qui nous ouvre les livres
Et Leonard trouva trop tard Tes mots de cheminée
Après que les enfants te virent en rivière
Flotter parmi les algues
Mais pourquoi est-ce toi qui reviens me hanter
Quand je tourne en carrée dans cette chambre ultime
Cet endroit généreux où l’on peut enfin s’adonner
A la passion d’écrire
En tournoyant en rond autour de sa personne
Jusqu’à buter enfin sur un pavé de mare
Juste mis là pour nous pour sortir de soi-même
De son trou de lumière qui finit par se pendre
Certes il vaut mieux pour soi parler de sa campagne
Qu’errer dans les tréfonds d’une obscure mémoire
Virginia Virginia
J’ai marché sur tes galets glissants
Mais Freud et tous les fous m’ont dit
Ne tombe pas
Pourtant je ne chevale pas en facteur ramasseur
J’erre sans but en poisson rouge ivre dans son bocal
Qui parle à son amibe dans l’attente de rien
Même Dante ne sut où le menait Virgile
J’irai donc m’enfermer dans la tour de Montaigne
Juste pour essayer .
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Marine-Orante en Maison de Retour
La-gisante sitting devant la Belle-en-gris
Reine du Lieu et du Lieu-Mis
Veut redevenir Soi
Où chaque instance fit son ouïe
Son entendu non attendu
Désaliénée des autruismes
Elle
méteuphorise
Dépassionnée, elle companionne
Eau-paxifiante et transparente
Litanisée limbique
Les pieds sur l’air
La tête en l’eau
Elle n’ira plus griller l’élytre
Aux bûchers anarchiques
Des ogres-pélicans
Araignes et serpents
Des mammi-faires dévorants
Elle veut donner sans prendre
Et recevoir sans rendre
Et faire son à-part-tenant
Duplex
Dans sa maison d’Interne
Et retrouver sous sa charpente
Une anima soeureine
Comme la chatte souverègne
La Mandarine
Qui dort au feu des Maîtres
Sans peur et sans accroche
Hic et Nunc
Elle est l’Unanime Anémone.
Marine 1994
Marine orante explication
Violette [14/06/16 19:09]
je ne sais pas faire les haikus
ici c’est un entretien en stage de yoga
je te donne quelques indices
l’a-gisante c’est moi assise devant la prof en indididuel pour un entretien à
visée personnelle sur le développement personnel grâce au yoga
l’endroit s’appelle la maison du milieu, du juste milieu : lieu mis
chaque instance fit son ouie: à chaque instant suffit son oui
opacifiante et transparente
le yoga est plein de paradoxes
cela m’a beaucoup aidée
je pensais faire une explication orale mais je suis trop fatiguée
litanisée limbique: nous avons tous des litanies qui obsèdent notre mental
je dormais sous le toit
il y avait une chatte au coin du feu
l’anémone est la fleur du vent
le yoga est un point de vue qui vise à reconstruire l’être en son entier
ceux qui étaient avec moi ont tous compris et les profs étaient ravis, j’étais
le scribe du stage
merci de ton intérêt pour ce verbiage qui semble inconsistant
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