mercredi 20 mars 2024

voyage intérieur

 

 

 

Voyage intérieur

 

Je suis partie à l’adventure

Au sein de moi   au feu qui brûle

Au soleil intérieur

J’ai visité les cavernes du cœur

Le sang qui roule en ma déveine

J’ai senti les cascades soudaines

Qui me jettent dans une brume

Je voyage léger le corps comme une plume

Allongée

La mer qui reflue à mon vestibule

Ensable mes pensées

Je me baigne tardif dans un rayon de lune

Suivant nocturne

Le train bondé

Puis je repars sans redescendre

Le long de mon corps allongé

Et le sommeil dépose en cendres

La valise de mon passé.

 

Marine

7 août 2011

volcan

 

Volcan

 

Il a jailli comme un geyser

De mon cratère bouillonnant

La paisible montagne a craqué

Et de ses flancs découlent

Des rus de lave rouge

D’étincelles hurlantes

Le bouchon qui fermait

Ma hurleur d’enfanter

A sauté sous le poids

De trop grande souffrance

L’écorce s’est fendue

Laissant percer des rais

De lueur incandescente

Et puis n’en pouvant plus

J’ai laissé éclater

Le tonnerre de feu

Qui me brûle intérieur

 

Avant que de mourir

Je veux que le volcan

Jette ses mille feux

Sur ma plaine de lave

Qui couve sa douleur

Je veux crier hurler

Pleurer rire et danser

Je veux que vous sachiez

L’insupportable cendre

Qui tue tous mes élans

 

Je ne veux pas partir

En enterrée grouillante

Je veux lancer aux cieux

Les appels inhumains

De toute ma révolte

Je veux que le couvercle

Des entrailles fumantes

Saute et s’envole en l’air

Et dise à tous les vents

L’intenable silence

La tête qui éclate

Le cœur écartelé

Le corps écrabouillé

 

Alors je m’en irai

Ouvrez-moi donc le ventre

Je ne respire plus

Mes yeux ont tout subi

A l’aide au secours

Je meurs d’enfermement

Autopsiez-moi vivante

Et vous verrez le feu

Le vent l’horreur

La beauté l’impuissance

Je n’ai pas de tiédeur

Tandis que je me meurs

Attendant le miracle.

 

Marine

15 novembre 2012

really

 

Really

 

If I needed you

Would you come to me

Il you needed me

I would come to you

L’échelle de Jacob

Celle de Macassar

Se déplie volontiers

Au milieu des quasars

Je te vois tout là-haut

Sur la fourche du ciel

Et j’ai soudain la soif

De t’approcher tout près

Je n’ai pas vu les étourneaux

J’ai entendu tes ritournelles

A travers tes sombrages

Passant dans les nuages

Et j’ai suivi ton ciel

 

Je suis là sans ombrelle

Les bras ouverts.

 

Marinette

25 ,octobre 2018

22h

ravages

 

Ravages de la vie

 

https://www.cjoint.com/doc/19_12/ILdnFrxKVdj_ne-pars-pas.mp3

 

Ne pars pas

Les malheureux grandissent vite

Une cicatrice sous le silence

Flot satiné de pelures

Tristes de ma tristesse

Deux ombres vivent ensemble

Un avenir se levait entre

Mes parois de métal

Mes départs rouge sang

Au cadran de ma montre

La nuit dans mes cheveux

Les grandes voix abstraites

Pas même un strapontin

Mets ton aile sous mon abattis

Mon sommeil me tuera

Brillantine des flots de linon

Lueur convalescente

Les brebis paissaient dans mon ventre

Marcher dans le grenier du passé les yeux fermés

 

Ne pars pas

Une grande reprise de fil d’or

Mon cœur bat dans le marbre

Une étole d’épaule

Ne pars pas ne pars pas

Une balle de revolver se promène

Dans ma poitrine

Les pommiers fleurissent dans ma chambre

Le dos de la chaise toujours

Avec un trait blanc de lumière

Arracher chaque instant à la vie

Lire des pages blanches

Eteindre le dernier mot

 

Je suis un ventre perdu

Une torche d’hiver

Un baiser violent

Foule d’yeux couchés

Longue capote de brouillard

Il neige

Ne pars pas

 

Marine

9 mai 2014-

carnets de lecture

averse

 

Une averse de huit minutes

 

J’aime quand la pluie tombe

Son bruit désespérant

Ses lignes d’hécatombe

Mais elle était si grise

Entre les branches noires

Les bronchioles pendues

Des respirs inhumains

Et puis je me console

Je ne sortirai pas

 

Les grelots brillotant

Tremblant au bout des tiges

La frise du balcon

Collier de perles humides

Et cette antenne en fer

Ont fait de cet hiver

Un univers morose

Un reflet extérieur

De mon lent désespoir

Celui qui dégringole

La plus petite joie

La lueur de mon œil

Le… ce n’est pas possible

 

Alors je prends le livre

Au fond du fauteuil noir

Et je m’enlise à lire

Ces petits signes tristes

Qui pleurent sur la page

Sans bruit

Comme des larmes veuves

Dans un bénitier gris.

 

Marine

2 janvier 2012

une aile

 

Une aile

 

Vous êtes de ma race

Et je suis de vos armes

Mon ange à l’aile bleue

Qui a la vagalarme

Vous veillez sur mon toi

Prêt à vous envoler

Quand le cœur a pris froid

Vous airez dans les ciels

Sur un nuage flou

Vous étendez votre aile

A tous les malvenus

Et pour les remercier

De demander de l’aide

Vous ouvrez grand votre aile

Et pleurez avec eux.

 

Marine

28 juin 2011-

moi je dors

 

 

Moi je dors

 

Moi je dors

En fusil de fœtus

J’ai le drap dans la bouche

Et la main bouclier

Moi je dors

Sans dormir

Je voyage nightmare

Sur des routes de lune

Des escaliers tremblants

Moi je dors

Sur le bord

De mon lit caravelle

Avec des cormorans

Criant dans la mâture

Moi je dors

Sans amour.

les envois de dieu suite

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