Dans le silence tendre
Des chants d’oiseaux
Elle a mis un désert
En vitrine
Et un tonneau
De thé
Elle a le geste doux
Et la main apaisante
Psalmodient leur berceuse
Et le ciseau magique
Accompagne le Verbe
Le vrai
Un refuge
Un retour
Main-tenant.
Dans le silence tendre
Des chants d’oiseaux
Elle a mis un désert
En vitrine
Et un tonneau
De thé
Elle a le geste doux
Et la main apaisante
Psalmodient leur berceuse
Et le ciseau magique
Accompagne le Verbe
Le vrai
Un refuge
Un retour
Main-tenant.
La petite livreuse.
Elle avait des ongles de 1 km
Bleu marine pour le jambon
Et un chignon blond sur la nuque
Les dents en avant
Le chef était absent
Elles oublièrent l’essentiel
La cheffe était malade
Moi j’avais un peu faim
Toujours le même truc
Et je range et je parle
Et je veux partir
Toujours pressée
Le jambon était rose
Et les ongles étaient bleus
Et moi blessée
Elle avait quelque chose d’animal
De griffu
de dentu
Un petit suricate dans un blouson velu
Non ?
Marine 26 2 24
Catafalque
Le
long du mur du cimetière
Sous
un soleil qui plombe
Elle
marche doucement
Elle
va au catafalque
La
pyramide noire
Qui
se dresse au milieu
Des
jardins de jadis
Où
elle vit trop tôt
La
vie des morts
Dans
l’ombre
Dans
la peur
Dans
l’ignorance
Elle
est venue parler
Aux
os
Les
petits pieds meurtris
Dans
des sandales ouvertes
Celle
du fond du préau
L’enfant
de choeur
Au
mariage blanc
Elle
revient
Lourde
de ses bagages
Vous
parler .
9
juillet 19
Fatal été
- Sonnet d'été pour M.L-
Marine, ah ! Marine !… une
catastrophe :
Cette clé qui devait, pleine de tes
écrits,
M’assurer la lecture et l’heur de
tous tes cris,
N’est qu’un étui vide ! Et rien -
nulle strophe,
Pas un vers! pas un mot, le néant !
Moi – Christophe -
J’en hurle à la mort ! Mais toi, ne
souris
Pas ! Rends-moi l’espoir qu’ainsi tu
m’as pris,
Comme aux gens bleus de froid la
pauvre et simple étoffe…
Je croyais tenir quelque pomme d’or,
Je vois, loin, là-bas, avec messidor,
Disparaître les crins sacrés, où tu
t’agrippes,
De Pégase, avec ta muse à cheval,
Amazone à cru sur le bord du Val.
- l’Hespéride, en fuyant, m’arrache
un peu les tripes…
salus
Etat d’août
Aux angelots protectorant
Je papote à vaille qu’advienne
Contre le pourrissement
Qui sur les rosiers de fragrance
Déposent leurs émulsions
Endolori dans l’émotion
Je suis dans un autre monde
Le monde des papillons.
9 août 2014
Féminitudes
( impressions)
Mon cadavre est doux comme un gant »
« je
savais bien pourtant que j’étais conviée »
Ne pas
trop expliquer, ne pas dire, taire, et tout se voit, se devine, les mots ne
sont pas anodins, ce sont des cris, des appels, des confessions, si peu
entendus, si peu lus.
On ouvre
la page et soudain le poing est là qui frappe au creux du ventre :
« hasardeuse. Que dites-vous femmes
douloureuses, femmes poétiques et dures, cachées dans les plis de vos
peurs ? Que dites-vous à ceux qui vous ont tuées ? Où sont vos
rêves ?
Les
feuilles du calendrier se sont envolées et nous marchons dessus, lourdes de nos
années, nos espérances, nos cris non entendus, nos désillusions.
Poèmes
rassemblés par un homme en 1990, Alain Auriat, glanés dans les meules de foin
de l’écriture. Qu’est-ce qui l’a touché ? seulement la beauté ? je ne
crois pas. Qu’a-t-il vu de nous toutes, que cache-t-il dans sa préface obscure,
pudique ? poésie d’amour dit-il et cruauté.
Ces
poèmes sont terribles, plutôt que beaux de leur puissance, peu de femmes et peu
d’hommes les liront et les ressentiront. Ce sont des morceaux d’âmes,
déchiquetés, jetés au vent, ce sont nos corps, nos cœurs et nos entrailles et
si passe une rose ou une pivoine dans un vase de porcelaine, c’est juste une
petite concession à l’apparence, une piètre consolation sur le marbre dur de
nos vies.
Marine Laurent et AA
Dimanche 25 décembre 2005
Samedi 24 janvier 2009.
Qui n’ a
jamais été édité, dont le titre a été repris par R.Desforges
Sabine
Sicaud et d’autres dont j’ai publié quelques textes dans mes précédentes
apparitions fantomatiques sur ce site.
L’ouette
d’Egypte
Tu
lui as serré l’aile
Une
plume est restée
Au
revers de ta veste
Là
où tu cherches
En
te retournant
Si
tu es bien toi-même
Alors
que tourne la terre
Que
la lune est si belle
Et
les eaux te foudroient
Au
clocher des abeilles
Tintent
les alphabets
Inconnus
et sonores
Qui
viennent d’un ailleurs
Que
tu ne connus pas
Et
le cri des clairières
Au
passage de l’ouette
Tu
dis je ne peux pas
Et
tu fermes la porte
Aux
volets de tes yeux
Car
blanche est la lumière
Et
le cœur est tout bleu
Où
étais-tu hier ?
Marine
12
mai 2017
15h
Les envois de Dieu https://www.cjoint.com/c/NDuiHdv1oi2 Oui heureusement je reçois des envois de mon Dieu A l’instant où je veux e...