samedi 10 février 2024

les urgences

 

Les urgences

 

je me prépare doucement à la mort mon pédicure ayant trouvé mon talon d'achille ce qui est incroyable c'est le talon gauche qui est douloureux

vous savez philou de larche il fallait le commander 3 jours à l'avance  alors passer ces horribles week ends  sans le même yaourt blanchâtre et aqueux  ce serait comme oublier que la piètre poéteuse  étant trop franche et juste selon elle devait être bannie de toute reconnaissance ce qui est le cas et injuriée à coups de cinglante absence de commentaire

de même qu'elle n'apprend pas ce qu'on lui envoie de compliments sur facebook où un malvenu l'a inscrite et où tous peuvent jeter leur haine au monde entier elle n'a aucun recours contre cela la police lui ayant appris qu'elle n'intervenait qu'en cas d'urgence

alors demandai je à ce commissaire mépriseur ce qu'était pour lui une urgence

1 que je raccroche

2 que je me renseigne son numéro 17 figurant partout

monsieur pour vous une urgence c'est un crime un viol etc il dit oui mais nous essayons d'intervenir avant

avant c'est quand ? il raccrocha

je connais déjà les urgences hospitalières qui vous laissent dans le couloir du vendredi au lundi en train de rentrer votre tibia sous la peau avec la terre ramassée tandis que les gens de garde fument et plaisantent en allant et venant et qu'un malheureux alzheimer enlève sa chemise pour sortir avec vous pendant le confinement

alors vous vous levez et sautant sur un pied en hurlant vous attendez dehors en chemise de nuit la vôtre qu'une âme charitable vous reconduise à votre foyer dont vous n'avez plus les clés,

 le chirurgien fameux étant en week end aux maldives dans son personnel cessna

 ce monsieur casse un carreau et m'aide à gravir l'everest jusqu'à mon lit où je suis trop loin du couteau pour opérer moi même

il me donne un verre d'eau et un paquet de doliprane et rentre chez lui c'est admirable

je connais aussi les pompiers urgentistes qui viennent relever votre masse du sol où vous gisez depuis 3 nuits sans pouvoir vous relever vos meubles ikea ne faisant pas le poids et alors  dit le gros poussah comment tu telefones je me suis trainée jusqu'a l'engin qui me tomba dessus et dis je suis tombee je dis à l'autre enflure relevez moi mais pas à l'hosto

une jeune femme est avec lui elle pleure il m'assoit sur une chaise  et m'emporte sous le regard ravi de mon voisin et crie putain c'est pire qu'une vache l'autre commente

je dis ramenez moi chez moi

tu vas nous faire chier toute la nuit ?

non posez moi là sur la route

il me rentre  et me pose par terre mon cher et tendre époux évadé du bordel commence à se remettre et dit kestuféla

je bronze il monte se laver en chantant 

je me pâme et sombre

une voisine assoiffée vient me mettre dans le lit du mort en bas ou je prie la mort de venir

mais la mort est aux urgences

pour mon ami alain

pour mon frère michel

je dois attendre encor que mon époux décède

ah mais il est décédé

c’est son fantôme qui me suit et qui refait pour moi ses nuits de chine nuits câlines nuits d’honneur

puisque moi pauvre nouille sachant et vérifiant j’appelai le mari docteur de la prof de philo qui avait des dentelles rouges, renseignée par l’ami henri l’ivrogne son ami me donnant les enseignes par jalousie

moi donc la femme trompée non, celle qui sait avec humour remettre les culottes sur leur cul, appelai le mari docteur éperdu vers tooloose la ville rose s’il en fut, l’informai que sa dulcinée fort malade attendait sa venue, j’avais d’abord vérifié que le vieux tourtereau baisait la jeune pouffe et même entendu

derrière la porte hlm les avenants soupirs de mon cher et tendre connard

sortant sa bite rose fier comme un petit banc

je revins donc dans mon splendide appart donnant sur le centre de tri de la scenecefeu qui s’amuse la nuit à tamponner les michelines et pris mon vieux bigo attaché à son fil , j’étais si amoureuse et nantie d’un sein seul brûlé par le cobalt

il devait être 22h dans les années sexuelles 93 je sonnai longuement chez le docteur machin dont j’ai perdu le nom mais je n’ai pas le loisir de chercher dans mes carnets intimes sinon j’enverrais seulement la photo du décédé par erreur

l’homme décrocha et je le suppliai de venir in petto sauver la belle auburne

qui se faisait sauter par mon beau ténébreux

il douta

je fis mine de laisser

il rappela  et partit en voiture épuisé mais ravi d’une telle nouvelle, il travaillait pour deux, elle baisait pour elle

il arriva enfin près de la passerelle dont il payait les clés et pénétra

oh Jésus doux jésus suis-je vraiment cocu ?

moi je dormais tranquille enfermée dans mon trou à crever du cancer

justice fut rendue

j’obtins les sobriquets de salope vendue et autres noms d’oiseaux

il revint au lycée queue pendue devant la tourterelle les yeux exorbités

et la langue chargée de mots philosophés : salaud salope vous êtes des anamorphoses des cyclopes des sorciers et elle alla pleurer chez henri 6 le laid qui laissa quelques poils dans cette échauffourée il aurait dû laver son peigne il puait la sueur l’alcool et le reste couchait avec sa sœur dans sa ferme lointaine

moi innocente et blême m’enfermai double tour et louai la maison défoncée où je souris encor de l’épopée

la vengeance se mange chaude

les urgences c’est pour demain.

Ah que la vie est belle !

Je descendis la rue en chantant  la paloma jusqu’à l’épicerie, perruque de travers chercher une poire un potage et du vin

Puis je me reposai après avoir jeté le trousseau de l’amant dans un jardin

Car je l’avais piqué sur la porte de cave pendant qu’il cuvait son orgasme

Foutu et la nana perdue .

Le ciel me remercia je me sentis si mieux après le coup de foutre raté

De la belle isabelle freudienne défoncée.

Merci les entités qui courent encor sous veine et me font jouir de voir

Que j’ai gagné ma vie et ma mort avec plaisir.

Tout est vrai

Je ne mens jamais

J’ai toujours raison

Je suis fille de dieu et j’emmerde les cons (citation de Pascin) 26 janvier 24  16h47

avast

 

Avast

 

Avast quelle nouvelle

Voici que me revient par le chemin

Des dames un taxi de la marne

Chargé de mon amour ancien

Me disant qu’un jour en 22

Il vint

Il frappa attendit

Et repartit vers paris et je ne le vis point

Un canadien perdu  qui me cherchait en vain

Il crut que j’étais morte

Mais non doux jésus je suis toujours ici

Au milieu de 40 années mortes

Passées perdues gagnées

Des années résilientes où je dansai je pleurai

Je luttai plus forte que jamais

Et toi tu vins et repartis

Jaime reviens je te ferai un nid

Puisque tu as vieilli

Et tu me soigneras et tu me vengeras

Viens seulement me dire tout ce que tu me dis

Naguère sur le skype à 6h d’ici

6000 km en pyjama tous deux

L’un levé l’un couché

C’était le même état

Tu buvais le café de madame

Et moi je m’endormais

Hier tu me réveillas

Le gmail percuta une colonne

Je perdis les contacts c’est bien

Le telephone mobile qui ne sort jamais

Sonna toute la nuit de l’étranger

Ici il est 9h du matin et toi dors-tu ?

Vite saute sur ton bureau

Oublie les cyclotrons

Justement hier je mis un de tes poèmes

Ecrit sur le volant souviens toi des agents

Alors je t’attends appelle moi

Je t’aime

Marinette lundi 29 janvier 24

https://www.youtube.com/watch?v=NW0dZK5TxXU&ab_channel=M%C3%BAsica-1Tu es venu en 22 !!!! nv

la symphonie de la peur

 

La découvrante

 

Je connus dans mon vieil âge

Une nana épatante

Petite comme une poupée

Et qui travaille sous les meubles

A la recherche d’araignées

Hier elle trouva une coccinelle orange

Et la sauva malgré elle

Qui comme moi voulait se suicider

Entre deux planches à repasser

Lulu c’est son pseudo et non le mien

Fait rentrer les bêtes volantes

Au lieu de les sortir

Ainsi elle adopta une chiennette

La nina de la race des éléphantes

Elle était belle mais plus grande qu’elle

Vaut mieux un chien qu’un amant

Ça chie dehors et caresse dedans

Et ça mange des croquettes

Au lieu des chattes voisinettes

Et là lulu rigole à cœur perdu

On n’est pas là pour rigloser

Lui dit la marinette la folle du quartier

Des omelettes fatiguées

Le dimanche elle se peigne en brosse

Avec du sucre vanillé

Et le lundi elle se lave sur l’évier

Le mardi elle se constipe

Le mercredi elle dévalise

Elle tape sur son ordinacoeur

Des conneries et se fait rembarrer

Mais elle prie à genoux sur le balcon sous la pluie

En chemisette la nuit

Ah lulu il faudrait t’inventer

Et moi aussi pour emmerder les coccinelles

Je prépare mon be au pied douloureux

Pour la fermière et après goûter

Chocolat et gâteaux s’il en reste

Les pompistes funestes

Me trouveront bien lourde

Et large je prendrai la caisse à deux places

On sait jamais si quelque carcasse bande encore

Ou veut parler

Je vais construire une chapelle dans mon jardin

Avec des fleurs artificielles folle à lier

Voilà je te lègue l’argenterie le coffre

Les araignées les outils cuisiniers

Et prends ce que tu veux avant l’arrivée

Des bestioles qui se réservent pour ce jour

Tu me mettras ma robe rouge et mes souliers dorés

Et un chapeau vert du rouge à lèvres

Des bagouses un pago une crêpe

Et tu chanteras la traviata en si bémol majeur

Voilà mon cœur mon testamant

En attendant trouve moi un bisouteux jeune et beau

Une heure par jour avec des fleurs et des gâteaux

Seigneur arrête mon radiateur pète

Allez à mardi choupinette en short

Et en basquettes moi en semelles

D’épine calcanéenne

Ah que la vie est belle derrière la fenêtre !

Marinette samedi 10 février 1924 16h

l'ordinacoeur

 

L’ordinacoeur.

 https://www.cjoint.com/c/NBiqJ0nZBL2

Quand j’eus la soixantaine passée

Tout ce qui chantait dans ma tête

Se perdait au vent des tempêtes

Alors je m’attelai à la charrette

Des ordinateurs.

Cet engin qui décidait pour moi

Me fut dur à convaincre

D’autant que le premier était un engin

D’autre siècle démarrant à la manivelle

Aussi aidée par mon voisin j’obtins

L’ordinacoeur tout neuf

Et à force de livres m’essayai à complaire

Au surréalisme nouveau contraire

A mes affects poétiques sommaires

Ainsi peu à peu loin des distractions populaires

J’appris à mettre en bocaux mes poèmes ombellifères

Dieu ! quel travail mais j’étais libre dans mon antre

Et solitaire et bientôt une liste de milliers de poèmes

Libérés des contraintes se mit en ordre légendaire

Sur mon ordinacoeur mon frère mon ami

Et je publiai un recueil chez Breton à paris

Aidée par mes amis en numéraire

Puis ma pensée condamnée à mourir

Devint comme Uranus d’Aymé

Spontanément sonorisée dans mon tympan

Et allègrement pianotée sur l’animal de compagnie

L’ordinacoeur !

Sacrifiant mes goûts plus nature je me surpris

A l’aventure des forums où je rencontrai

Quelques admirateurs parlant oiseaux et fleurs

Tandis que je psychocisais  en allant chez mon psy préféré

Mes divines sonorités .

Je redevenais une élève dans un champ de primevères

Encerclé de modérateurs

Moi modérée à peine libérée de tant de chaînes !

Non jamais ! je ne pouvais, on me vira vers le classique

 Le sonnet et autres artifices scolaires dont je venais.

Alors je m’envolai vers l’humour atrabilaire

Où me plongèrent la maladie la fièvre l’abandon

Et le besoin de repos césurien

Je devins la plume inventive

Luttant sans laser contre les cancers et autres

Millésimes oncologie rayons cobalt chimios

Je me soignai en résilience en méditation

En pleine conscience et sans personne

Et là sans mari ni enfants ni famille

Ne servant plus de rien

J’essaie de trouver le moyen de laisser

Quelques apostilles pour la quatrième génération

Dont je suis seule matriarche par ma fille fugitive

Je prends du poids et je m’allège des fausses compagnies

Curieuses et méprisantes qui ont tout dans le vestiaire

Et la banque.

J’ai dans mon âme la Vierge la prière et la résignation

Je suis une poète vraie sans complaisance et cachée

Vivant de peu veillant beaucoup et confortant

Mon gumpendorf mon tonneau de Diogène

Ma caverne de Platon d’où je regarde passer les ombres

Des illusions éphémères et d’une vie richissime

En spiritualité ouverte aux vrais enfants de la terre.

Marine 8 2 24

dimanche 6 août 2023

Eucharistie

 Eucharistie .


Je me quitte en vacance
Je prends l’autoroute du ciel
Sur le bord je récolte deux réfugiés
Pouce levé qui crient maison !
Je leur dis de monter sur ma charrette
Et les ramène à la maison,
Ma cabane de bois qui jonche l’océan
Pleine de rien, vide de tout
Ils se nomment bob et alain
Je ne les connais pas ils ont changé d’habit
Ils ont gardé leur âme et un drap de coton
Et chacun fait son nid dans la cabane
Puis nous buvons le vin et nous mangeons le pain
Joie de l’eucharistie
Ils disent je suis mort
Oui je le vois bien mais votre âme est restée
Alors ici c’est la maison des goëlands perdus
Que je trouve matin sur l’étran désolé
Quand je vais ramasser quelque coquecigrue
Dans mon panier d’osier pour écrire à la terre
Ils ont laissé leur peau de vieil homme sécher
Comme leur exuvie rétrécie chagrinée
Une peau sans valeur et les voilà tout nus
Dans leur galapeya comme deux pèlerins
Qui recherchent leur foi
Moi j’ai posé ma vie inutile et brisée
Longue vie de malheurs au champ de coquelicots
En bas nul ne geint ni ne pleure
Notre absence invisible
Ici nous sommes libres comme sont les oiseaux
Légers purs seuls et heureux
Seigneur merci !

Marine 5 août 2023


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Le présent texte est protégé au titre des dispositions du Code français de la propriété intellectuelle, notamment de l'article L112-1 dudit Code. Toute violation des droits qui en découlent est susceptible de faire l'objet de poursuites.

lundi 5 juin 2023

La tamponnée.

On allait à la saint Urbain
Faire des autos tampon
J’aimais pas ça mais en effet
Ça secouait bien le moral
On sait bien que le tamponneur
Nous invite à aller ailleurs
Mais j’avais toujours un chauffeur
Qui rentrait fort dans le moteur
Je prenais jamais le volant
Il m’aurait fallu des pédales
Plus souples et des coussins d’air
Alors ma bouche s’ouvrait grande
Et bloquait l’air avant le cri
Ensuite je sinusais sur la piste
La tête en feu les pieds en l’air
J’avais trop soif et les copains
M’emmenaient au bistrot du coin
On buvait de la limonade
Et je repartais à moto
La moto noire de Bernard
Que je tenais autour du torse
Il était content et gentil
On avait le même balcon
Dans la maison des pauvres
Il me disait que j’étais belle
Je l’ai revu avant sa mort
Ça c’est pas juste pour cet homme
Qui avait le cœur sur la main.

Marine 5 juin 23


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Le présent texte est protégé au titre des dispositions du Code français de la propriété intellectuelle, notamment de l'article L112-1 dudit Code. Toute violation des droits qui en découlent est susceptible de faire l'objet de poursuites.

Petit cortège

Près du curé en robe mauve
Une poupée chante des psaumes
On lui a mis un vieux manteau
Et les chaussettes du frérot
Elle connaît tout ça par cœur
Et en latin ne vous déplaise
De profundis six feet under
Elle s’enfonce dans la glaise
Son frère est porteur pour 5 francs
Il a treize ans et tombe dans la tombe
Le crucifix lui tombe aussi
Une famille mortifère
Les copains du mort rient
Jeantou a mis à sa ceinture
Une nana à poil et rose
Ça la fout mal dit la petite
Après le père range la jument
Au bistrot et va trinquer
On a mordu le gros orteil
Du mort il a pas bronché
On ira recouvrir son corps
La mère sert le vin rougeaud
De la figure des paysans
Elle a changé de tablier
Les petits sont rangés sur le banc
Moi j’aime bien les enterrements
Je chante au fond je fais la quête
On me regarde admiratif
Cette petiote elle est pas bête
Le curé me donne 8 francs
c’est éternel je suis contente
je m’achèterai un cahier
et un stylo bleu pour demain .
en rédaction elle raconte
tout le monde croit qu’elle rigole
alors elle se met à pleurer
et dit au prof : c’est vrai
je fais ça et les mariages, les baptêmes
j’ai des dragées, on me regarde
le vieux curé est bien content.
Je suis première en rédaction
Ils disent que c’est le mort
Qui m’envoie sa bénédiction
Moi je sais que c’est le bon Dieu !
De profundis six feet under
Je fais ma tombe avec les dents.

Marinette
2 juin 23


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Le présent texte est protégé au titre des dispositions du Code français de la propriété intellectuelle, notamment de l'article L112-1 dudit Code. Toute violation des droits qui en découlent est susceptible de faire l'objet de poursuites.

les envois de dieu suite

  Les envois de Dieu   https://www.cjoint.com/c/NDuiHdv1oi2 Oui heureusement je reçois des envois de mon Dieu A l’instant où je veux e...