dimanche 11 février 2024

et le manteau suspendit

 

Et le manteau suspendit ses épaules aux deux esses du ciel

 

le désespoir ne se soigne pas
on met un cataplasme
sur le cancer avant de mourir

on attend car on n'arrive pas
à finir seul on croit
que quelqu'un nous aime
or personne n'aime personne
chacun pour soi

chacun pour soi

les arbres ne bougent pas
on attend qu'ils crèvent
en les saignant

le foot ne soigne personne
je tire dans un ballon
d'oxygène qui me tue
et je hurle
a la face des hommes
aimez moi ou tuez moi

 

et j'ai mon couteau sous ma gorge
c'est facile j'y arrive pas
je ne peux plus jouer au foot
je reste sur la touche
un ailier est un enfant perdu

 

un ailier est un enfant perdu

l'&quipe est contre moi
avec sa mèche blonde
et son ballon de rien
ils me laissent sur la pelouse
sns crampons ni rien

 

ils me laissent sur la pelouse
sans crampons ni rien

je n'ai pas de vestiaire
ni de coach de vie
j'ai un carton rouge
pour mourir

je ne crie pas
je ne chante pas
je perds je tombe


on m'enlève comme un cheval
ou un toro pour équarrir

à l'abattoir on me découpe
sans m'assommer
je n'ai plus mal je saigne
je vois rouge le ciel
et je tombe dans la tombe
entre les ficelles du père
et du boucher frère

on rapporte la sanguette
aavec la quintonine
on dit elle a pas de sang


j'ai du sang de fer
je suce les pointes rouillées
du portail de l'enfer
rougies par le feu recouvert
de terre

ils referment le carré sur moi
la fille du cimetière
ils disent c'est qu'un morceau de chair
et plantent le drapeau noir

et on me recouvre de terre
pour étouffer le feu


mais je brûle encore en enfer
en crématoire comme
à Terezin et la nuit
je partage une pomme de terre
avec les femmes crues et maigres
qui rient sans dents à Fleury
à la clinique des reportées
et ramassent les morceaux de pain

 

je faisais ça au collège
ramasser le pain
j'ai froid
pardon fidji j'efface demain
merci si je suis en vie
mais ne dites rien
de mon pyjama à rayures
ni de mon sein
ils font de la confiture

 

27 dec23  3h du mtin

maman mes yeux

 

Maman mes yeux

 

 https://www.cjoint.com/c/NAcstrddjJ2

 

mes yeux sont dans les larmes ouverts comme des plats
qui recueillent les âmes
horreur malheur comment résiste-t-on à ce genre de peur
j'ai vécu plus d'un mois dans la clinique des anciens déportés à Fleury en 75
et j'ai vu entendu les cris la nuit et le jour ramasser les pains perdus
quand je revins à la pension je ramassais le pain au fond de mon armoire
il sécha je mentis devant l'air étonné de la surveillante
je l'ai jeté dans les Wc qui furent bouchés en pleurant
et je n'avais rien à rapporter à la maman
je revenais d'Auschwitz
ma petite cria c'était après noël et maman revenait en squelette blanchi et criait dans la nuit
tu m'avais promis dit-elle elle venait et parlait à sammy
moi je sortis de là en pyjama rayé

non vivante muette écrasée
j'ai tout lu avec mes yeux cassés

 le coeur fondu dans un pain écrasé

 cachée sous une tombe
où ma jeune voisine

 toute vêtue de blanc ne disait plus un mot
elle effaçait le sang tout devait etre blanc
il est nulle heure je n'existe pas

je sens le sang noir qui sort de ma bouche
pitié pitié seigneur arrêtez tout

tuez la mort je suis dans la fosse commune
je suce un os de doigt

 j'ai des vers dans la bouche

 je veux mourir encore cent fois

 et remourir à l'abattoir des roches

et pendre à un crochet

,la langue bleue des veaux les yeux de bêtes
seigneur ayez pitié donnez-moi donnez-moi
eli eli lama sabachtani

 le 2 janvier 24

samedi 10 février 2024

une quelcongruité

 

https://www.cjoint.com/doc/24_01/NAzxnmEOnD2_une-quelcongruit%C3%A9.m4a

 Une quelcongruité



 

En relisant le comte

Me vient au corps ce mot

Je ne puis contrôler mes pensées

Ni laisser s’expanser le sort

Non je ne rime pas

Je sonorise

Il est question de livres que l’on lit

Lonlère l’on a lu

Quand on était peuchère

De l’âge de marmot pubère

C’est ainsi que je petit lus

Dans ma triste misère

De même je connus la fente

Dont vous faites reflet

Je sais vos mots chéris

Comme le beau le rose

Vos déviations perverses

Pour combler le grand trou

De votre enfance pleine

Allons ne dites point

Que vous le remplissâtes

Des amours ancillaires

De même je lus je lus je lus

Oui une femme lit au lit

Elle y badine aussi

Il faut bien que le con exulte

Mais les quelques trois cents engins

Ne purent oncques combler

La viduité de mon cœur

La chair pour moi triomphe

De ce que je subis

Avant de faire ma loi

Quand je vis au bureau

Les deux kilos de lait

Posés sur la commode

De mon époux pieds nus

Marchant sur du cohen

Comme un danseur mondain

Les mammaires énormes

N’entendent pas cohen

Sortez vos picaillons

Et votre braquemort

Promettez et jurez

Défoncez enfoncez

La bête a l’air duraille

Choisis tes vide couilles

J’ai jeté mon god niché

Dans une armoire

Je vais dormir un peu

Sans aucun siestologue

Encore une quelcongruité !

Marine 25/1/24​

les urgences

 

Les urgences

 

je me prépare doucement à la mort mon pédicure ayant trouvé mon talon d'achille ce qui est incroyable c'est le talon gauche qui est douloureux

vous savez philou de larche il fallait le commander 3 jours à l'avance  alors passer ces horribles week ends  sans le même yaourt blanchâtre et aqueux  ce serait comme oublier que la piètre poéteuse  étant trop franche et juste selon elle devait être bannie de toute reconnaissance ce qui est le cas et injuriée à coups de cinglante absence de commentaire

de même qu'elle n'apprend pas ce qu'on lui envoie de compliments sur facebook où un malvenu l'a inscrite et où tous peuvent jeter leur haine au monde entier elle n'a aucun recours contre cela la police lui ayant appris qu'elle n'intervenait qu'en cas d'urgence

alors demandai je à ce commissaire mépriseur ce qu'était pour lui une urgence

1 que je raccroche

2 que je me renseigne son numéro 17 figurant partout

monsieur pour vous une urgence c'est un crime un viol etc il dit oui mais nous essayons d'intervenir avant

avant c'est quand ? il raccrocha

je connais déjà les urgences hospitalières qui vous laissent dans le couloir du vendredi au lundi en train de rentrer votre tibia sous la peau avec la terre ramassée tandis que les gens de garde fument et plaisantent en allant et venant et qu'un malheureux alzheimer enlève sa chemise pour sortir avec vous pendant le confinement

alors vous vous levez et sautant sur un pied en hurlant vous attendez dehors en chemise de nuit la vôtre qu'une âme charitable vous reconduise à votre foyer dont vous n'avez plus les clés,

 le chirurgien fameux étant en week end aux maldives dans son personnel cessna

 ce monsieur casse un carreau et m'aide à gravir l'everest jusqu'à mon lit où je suis trop loin du couteau pour opérer moi même

il me donne un verre d'eau et un paquet de doliprane et rentre chez lui c'est admirable

je connais aussi les pompiers urgentistes qui viennent relever votre masse du sol où vous gisez depuis 3 nuits sans pouvoir vous relever vos meubles ikea ne faisant pas le poids et alors  dit le gros poussah comment tu telefones je me suis trainée jusqu'a l'engin qui me tomba dessus et dis je suis tombee je dis à l'autre enflure relevez moi mais pas à l'hosto

une jeune femme est avec lui elle pleure il m'assoit sur une chaise  et m'emporte sous le regard ravi de mon voisin et crie putain c'est pire qu'une vache l'autre commente

je dis ramenez moi chez moi

tu vas nous faire chier toute la nuit ?

non posez moi là sur la route

il me rentre  et me pose par terre mon cher et tendre époux évadé du bordel commence à se remettre et dit kestuféla

je bronze il monte se laver en chantant 

je me pâme et sombre

une voisine assoiffée vient me mettre dans le lit du mort en bas ou je prie la mort de venir

mais la mort est aux urgences

pour mon ami alain

pour mon frère michel

je dois attendre encor que mon époux décède

ah mais il est décédé

c’est son fantôme qui me suit et qui refait pour moi ses nuits de chine nuits câlines nuits d’honneur

puisque moi pauvre nouille sachant et vérifiant j’appelai le mari docteur de la prof de philo qui avait des dentelles rouges, renseignée par l’ami henri l’ivrogne son ami me donnant les enseignes par jalousie

moi donc la femme trompée non, celle qui sait avec humour remettre les culottes sur leur cul, appelai le mari docteur éperdu vers tooloose la ville rose s’il en fut, l’informai que sa dulcinée fort malade attendait sa venue, j’avais d’abord vérifié que le vieux tourtereau baisait la jeune pouffe et même entendu

derrière la porte hlm les avenants soupirs de mon cher et tendre connard

sortant sa bite rose fier comme un petit banc

je revins donc dans mon splendide appart donnant sur le centre de tri de la scenecefeu qui s’amuse la nuit à tamponner les michelines et pris mon vieux bigo attaché à son fil , j’étais si amoureuse et nantie d’un sein seul brûlé par le cobalt

il devait être 22h dans les années sexuelles 93 je sonnai longuement chez le docteur machin dont j’ai perdu le nom mais je n’ai pas le loisir de chercher dans mes carnets intimes sinon j’enverrais seulement la photo du décédé par erreur

l’homme décrocha et je le suppliai de venir in petto sauver la belle auburne

qui se faisait sauter par mon beau ténébreux

il douta

je fis mine de laisser

il rappela  et partit en voiture épuisé mais ravi d’une telle nouvelle, il travaillait pour deux, elle baisait pour elle

il arriva enfin près de la passerelle dont il payait les clés et pénétra

oh Jésus doux jésus suis-je vraiment cocu ?

moi je dormais tranquille enfermée dans mon trou à crever du cancer

justice fut rendue

j’obtins les sobriquets de salope vendue et autres noms d’oiseaux

il revint au lycée queue pendue devant la tourterelle les yeux exorbités

et la langue chargée de mots philosophés : salaud salope vous êtes des anamorphoses des cyclopes des sorciers et elle alla pleurer chez henri 6 le laid qui laissa quelques poils dans cette échauffourée il aurait dû laver son peigne il puait la sueur l’alcool et le reste couchait avec sa sœur dans sa ferme lointaine

moi innocente et blême m’enfermai double tour et louai la maison défoncée où je souris encor de l’épopée

la vengeance se mange chaude

les urgences c’est pour demain.

Ah que la vie est belle !

Je descendis la rue en chantant  la paloma jusqu’à l’épicerie, perruque de travers chercher une poire un potage et du vin

Puis je me reposai après avoir jeté le trousseau de l’amant dans un jardin

Car je l’avais piqué sur la porte de cave pendant qu’il cuvait son orgasme

Foutu et la nana perdue .

Le ciel me remercia je me sentis si mieux après le coup de foutre raté

De la belle isabelle freudienne défoncée.

Merci les entités qui courent encor sous veine et me font jouir de voir

Que j’ai gagné ma vie et ma mort avec plaisir.

Tout est vrai

Je ne mens jamais

J’ai toujours raison

Je suis fille de dieu et j’emmerde les cons (citation de Pascin) 26 janvier 24  16h47

avast

 

Avast

 

Avast quelle nouvelle

Voici que me revient par le chemin

Des dames un taxi de la marne

Chargé de mon amour ancien

Me disant qu’un jour en 22

Il vint

Il frappa attendit

Et repartit vers paris et je ne le vis point

Un canadien perdu  qui me cherchait en vain

Il crut que j’étais morte

Mais non doux jésus je suis toujours ici

Au milieu de 40 années mortes

Passées perdues gagnées

Des années résilientes où je dansai je pleurai

Je luttai plus forte que jamais

Et toi tu vins et repartis

Jaime reviens je te ferai un nid

Puisque tu as vieilli

Et tu me soigneras et tu me vengeras

Viens seulement me dire tout ce que tu me dis

Naguère sur le skype à 6h d’ici

6000 km en pyjama tous deux

L’un levé l’un couché

C’était le même état

Tu buvais le café de madame

Et moi je m’endormais

Hier tu me réveillas

Le gmail percuta une colonne

Je perdis les contacts c’est bien

Le telephone mobile qui ne sort jamais

Sonna toute la nuit de l’étranger

Ici il est 9h du matin et toi dors-tu ?

Vite saute sur ton bureau

Oublie les cyclotrons

Justement hier je mis un de tes poèmes

Ecrit sur le volant souviens toi des agents

Alors je t’attends appelle moi

Je t’aime

Marinette lundi 29 janvier 24

https://www.youtube.com/watch?v=NW0dZK5TxXU&ab_channel=M%C3%BAsica-1Tu es venu en 22 !!!! nv

la symphonie de la peur

 

La découvrante

 

Je connus dans mon vieil âge

Une nana épatante

Petite comme une poupée

Et qui travaille sous les meubles

A la recherche d’araignées

Hier elle trouva une coccinelle orange

Et la sauva malgré elle

Qui comme moi voulait se suicider

Entre deux planches à repasser

Lulu c’est son pseudo et non le mien

Fait rentrer les bêtes volantes

Au lieu de les sortir

Ainsi elle adopta une chiennette

La nina de la race des éléphantes

Elle était belle mais plus grande qu’elle

Vaut mieux un chien qu’un amant

Ça chie dehors et caresse dedans

Et ça mange des croquettes

Au lieu des chattes voisinettes

Et là lulu rigole à cœur perdu

On n’est pas là pour rigloser

Lui dit la marinette la folle du quartier

Des omelettes fatiguées

Le dimanche elle se peigne en brosse

Avec du sucre vanillé

Et le lundi elle se lave sur l’évier

Le mardi elle se constipe

Le mercredi elle dévalise

Elle tape sur son ordinacoeur

Des conneries et se fait rembarrer

Mais elle prie à genoux sur le balcon sous la pluie

En chemisette la nuit

Ah lulu il faudrait t’inventer

Et moi aussi pour emmerder les coccinelles

Je prépare mon be au pied douloureux

Pour la fermière et après goûter

Chocolat et gâteaux s’il en reste

Les pompistes funestes

Me trouveront bien lourde

Et large je prendrai la caisse à deux places

On sait jamais si quelque carcasse bande encore

Ou veut parler

Je vais construire une chapelle dans mon jardin

Avec des fleurs artificielles folle à lier

Voilà je te lègue l’argenterie le coffre

Les araignées les outils cuisiniers

Et prends ce que tu veux avant l’arrivée

Des bestioles qui se réservent pour ce jour

Tu me mettras ma robe rouge et mes souliers dorés

Et un chapeau vert du rouge à lèvres

Des bagouses un pago une crêpe

Et tu chanteras la traviata en si bémol majeur

Voilà mon cœur mon testamant

En attendant trouve moi un bisouteux jeune et beau

Une heure par jour avec des fleurs et des gâteaux

Seigneur arrête mon radiateur pète

Allez à mardi choupinette en short

Et en basquettes moi en semelles

D’épine calcanéenne

Ah que la vie est belle derrière la fenêtre !

Marinette samedi 10 février 1924 16h

l'ordinacoeur

 

L’ordinacoeur.

 https://www.cjoint.com/c/NBiqJ0nZBL2

Quand j’eus la soixantaine passée

Tout ce qui chantait dans ma tête

Se perdait au vent des tempêtes

Alors je m’attelai à la charrette

Des ordinateurs.

Cet engin qui décidait pour moi

Me fut dur à convaincre

D’autant que le premier était un engin

D’autre siècle démarrant à la manivelle

Aussi aidée par mon voisin j’obtins

L’ordinacoeur tout neuf

Et à force de livres m’essayai à complaire

Au surréalisme nouveau contraire

A mes affects poétiques sommaires

Ainsi peu à peu loin des distractions populaires

J’appris à mettre en bocaux mes poèmes ombellifères

Dieu ! quel travail mais j’étais libre dans mon antre

Et solitaire et bientôt une liste de milliers de poèmes

Libérés des contraintes se mit en ordre légendaire

Sur mon ordinacoeur mon frère mon ami

Et je publiai un recueil chez Breton à paris

Aidée par mes amis en numéraire

Puis ma pensée condamnée à mourir

Devint comme Uranus d’Aymé

Spontanément sonorisée dans mon tympan

Et allègrement pianotée sur l’animal de compagnie

L’ordinacoeur !

Sacrifiant mes goûts plus nature je me surpris

A l’aventure des forums où je rencontrai

Quelques admirateurs parlant oiseaux et fleurs

Tandis que je psychocisais  en allant chez mon psy préféré

Mes divines sonorités .

Je redevenais une élève dans un champ de primevères

Encerclé de modérateurs

Moi modérée à peine libérée de tant de chaînes !

Non jamais ! je ne pouvais, on me vira vers le classique

 Le sonnet et autres artifices scolaires dont je venais.

Alors je m’envolai vers l’humour atrabilaire

Où me plongèrent la maladie la fièvre l’abandon

Et le besoin de repos césurien

Je devins la plume inventive

Luttant sans laser contre les cancers et autres

Millésimes oncologie rayons cobalt chimios

Je me soignai en résilience en méditation

En pleine conscience et sans personne

Et là sans mari ni enfants ni famille

Ne servant plus de rien

J’essaie de trouver le moyen de laisser

Quelques apostilles pour la quatrième génération

Dont je suis seule matriarche par ma fille fugitive

Je prends du poids et je m’allège des fausses compagnies

Curieuses et méprisantes qui ont tout dans le vestiaire

Et la banque.

J’ai dans mon âme la Vierge la prière et la résignation

Je suis une poète vraie sans complaisance et cachée

Vivant de peu veillant beaucoup et confortant

Mon gumpendorf mon tonneau de Diogène

Ma caverne de Platon d’où je regarde passer les ombres

Des illusions éphémères et d’une vie richissime

En spiritualité ouverte aux vrais enfants de la terre.

Marine 8 2 24

les envois de dieu suite

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