jeudi 11 avril 2024

souvenance

 

Souvenance

Dans ce milieu entre soleil et rêve

Soudain revint la voix

Celle qui vient de loin

Et qui ne crie jamais

Mais où es-tu mon ami de naguère

Qui ce jour de l’avril

Me laissa sans adieu

Sur le sort  délicat de femme désertée

Un dimanche commun assez triste

Où tu connais enfin la douleur

De l’artiste qui ne dit rien

Mais laisse couler l’encre

Et regrette je crois n’avoir pas su le vivre l’instant crucial

Entre mourir et vivre

Et les yeux mi-ouverts conscients de la douleur

Tu me laissas muette au seuil de la maison

Je remontai fatigue l’escalier de misère

Que depuis des années tu venais

Visiter cherchant à me le dire

Cet horrible secret dont je me sens fautive

Les jours se sauvaient derrière la barrière

Et je dus faire l’immobile

Alors que simplement le toucher de ta main

Hurlait dans l’interstice entre ma cicatrice

Et l’os empreint de douleur fantastique

Je ne te revis plus jamais alors que tu étais

Seulement à distance petite

Ce fut la fin terrible où le mot décelé

Coula dans ton sang bistre

Dieu que la vie est dure

N’ai-je assez souffert sans voir partir

L’amour que je retrouvai loin

Sur un lit blanc d’albâtre

En te parlant un peu mais tu ne me dis rien

J’avais au fond du cœur l’impossible retour

Avant que tu partisses

La mort était venue sur le bord de ton lit

Attendant mon appel

La nuit hurlait et je sentais une main de violette

Qui doucement caresse un trou énorme

Celui de la vie morte .

Marine  avril 2024  11

 

 

mercredi 10 avril 2024

octobre rouge

 

Octobre rouge

 

C’est en octobre rouge

Que je partis gaillarde

Faire arracher mon sein

A la ville lointaine

Où sonnent les clochers

La ville aux perruquiers

Et aux hôtels piteux

Aux chandelles éteintes

La corde du pendu

Le protocole oiseux

Dans les lumières bleues

Sanguinolentes

Chez les voleurs de feu

Voleurs de sens

Tueurs de femmes

Et je ne dormais pas

 

Je comptais mes cheveux

 

L’adorance du sein

Qui fleurait l’insolence

L’insolence du blanc

Laiteux de peau

Du satin de l’enfance

Dans le V langoureux

Du caraco soyeux

Au parfum de Guerlain

Elle défit peu à peu

Les doux boutons de nacre

Et il vit

 

La grande déchirure

A la place du sein.

 

Marine

10 octobre 2014

lundi 8 avril 2024

the leftovers

 

The leftovers

The leftovers are everlost

We are   we are   we are

Pose le tablier  garde les bagues

Nous ne faisons plus la vaisselle

Et mon mégot s’éteint

Un mégot de camel

Tu te souviens de Paris

Où tu menais la barque

Maintenant ne ramons plus

Nous avons payé largement

Tu n’entends plus ma jolie sœur

J’ai cru que tu ne voulais plus parler

Je suis si près de toi

Nous avons élevé les moutons de bois

C’est toujours la faute de l’autre

Alors on va les mettre dans le piège à truitelles

Aux étangs de marfon pour la belle

Et nous envolerons vers le ciel

Toi et moi .

Marinette  avril 2024      8

dimanche 7 avril 2024

angine

 

Angine

 

J’ai une angine ce matin

Avec  39 ce qui est exceptionnel

Alors elle me donne de l’ibuprofane

Chouette je ne parle pas je ne mange pas

Mais je vais me laver même l’ame

Avec le savon noir des autrefois madame

Et nous verrons sortir les petits microbiens

Par les pores de peau les sporules d’orange

Et puis je dormirai sans le vouloir

Dans la fatigue étrange

Qui me coupe les jambes

Il pleuvine dit-on

J’aime bien le pleuvinage du pleurage

La larme silencieuse qui descend lentement

Sur un pull que je cueille au hasard

Les angines sont des empêchements de dire

Des blocs de feu dans l’œsophage

Parfois on peut mourir mais pas moi

Enfin on verra bien ou mal

J’irai peut-être orage marcher sous parapluie

Qui s’empoussièrent fin de cette lueur ocre

Venue du désert propre du saharien

Où courent aussi des b ruits des rumeurs

Des mouchoirs des prières faciles

En avril n’enlève pas ton fil

Mais nous avions ici commencé le ménage

Et l’ouvrage des sens a sorti du haut de son armoire

Des choses bizarres des pansements des enveloppements

De mon pauvre mari qui à l’instant vient de me réveiller

Par où est-il entré le passe- montage

Le denier mot he can

Qui fait d’étranges choses

Voilà encore à moi la faute

Je vais finir l’argyope

Toute seule .

Marine dimanche 7 avril 24

samedi 6 avril 2024

la déesse couleur ébène

 

La déesse couleur ébène

 

Oh ! que tu es belle !

Oui, il faut être belle

Comment fais-tu ?

Ben tu vois je m’arrange

Et solaire éclate son rire

Et la voilà sur pied de guerre

Attends il faut parler avant

On parle en travaillant

Elle enlève ses ponchos ses foulards

Pose son sac débordant

Et attaque l’aspiro

Je la suis en tirant sur sa jupe comme une petite fille

Va te reposer  tu es fatiguée quel âge as-tu

Pourquoi 55  et toi

Les cheveux blancs pouf tu fais une teinture

T’as vu les miens cachés sous un tricot et deux bandeaux

Je ne suis pas une négresse esclave je suis odile

J’ai   58 et toi

Lors je suis ta mère

Laisse-moi travailler

Elle range dérange arrange

Tu es une noire qui travaille au blanc

Elle éclate de rire s’assoit et boit

Trop belle et moi en robe de chambre

Mets du rouge des bijoux même si tu sors pas

Je la paie elle empoche et repart

Dans sa vieille totoche .

2/2/22

elle allaite

 Elle allaite

 

Une femme haletante

Allaitant son enfant pleine du lait

De la maman, espérant et souffrant

Elle a une cicatrice sur le sein

Et dans le ventre

Un grand vide d’amour

Elle a parlé au bébé dans l’eau bleue

Elle eut mal très mal très peur

Elle est pleine d’amour

Mais ses traits sont tirés

Comme les cordes franches de la gorge

Où elle ne peut crier

Et le petit ressent que déjà

Dans les bras de maman

Qui sentent la cannelle

Il cherchera toujours

Cette odeur maternelle que nous ne trouvons plus

Je suis celle qui comme toi veut rentrer dans son ventre

Car ses yeux dans les miens

Sont des pierres de centre

Et je meurs.

Marinette  avril 24  6


mercredi 3 avril 2024

la déchette

 

La déchette

 

Alanus de grivotiere amena florian

Pour demenager la margoulette

Qui perd la tete et le reste

Moi veux faire theatro avec floflo

Because rigolo et alanus applaudit

Bien fort sur balcon

Moi joue très bien le folle

Pasque chuis folle depuis toujours

Depuis le jour ou  l’homme entra en el gabinete

Et moi petite fille priais dieu que n’arrive pas

Moi toujours peur moi pauvre fille abandonnée

Riglose avé les zhommes intelligents

Et Moque des cons qui me veulent baiser

Ah je meurs ah baise moi de ronsard

Ode à cassandra moi cassandre moi protège

Moi sais tout moi très fatigu&e mais

Trop pintellijante de velo

A laissé le velo jespère pour le con qui veut pas bouger lui

Allez basta

Grobisoumerci

marine 4 4 24

les envois de dieu suite

  Les envois de Dieu   https://www.cjoint.com/c/NDuiHdv1oi2 Oui heureusement je reçois des envois de mon Dieu A l’instant où je veux e...